cathy_woodsJe suis une fière femme Anishinaabe, originaire du nord-ouest de l’Ontario et habitant actuellement à Winnipeg au Manitoba. Fin 2010, on m’a diagnostiqué le syndrome néphrotique. Mon médecin de famille a d’abord remarqué certaines anomalies dans mes tests médicaux de routine et m’a envoyé voir un spécialiste en néphrologie. Après avoir vu le spécialiste et suite à une biopsie des reins, les médecins m’ont annoncé que j’avais une néphropathie membraneuse idiopathique.

À ce stade, j’étais accablée et terrifiée à l’idée qu’un jour mes reins cesseraient de fonctionner. J’ai subi deux traitements médicaux, de 10 mois chacun. Les nausées et la fatigue faisaient partie de ma vie quotidienne. Bien que j’étais très fatiguée et très malade, j’ai toujours continué à travailler et bien manger et faire de l’exercice. Certains jours, ça a pris toute mon énergie rien que de me rendre au travail. Je focalisais sur le travail et sur mes petits-enfants. Je ne savais pas ce qui allait arriver à mon corps et je savais que si mes reins cessaient de fonctionner, je ne pourrais pas faire grand-chose.

Même si je dois admettre qu’il a fallu beaucoup de temps (été 2012) pour me sentir mieux, j’ai eu la chance, au début de 2012, de voir mon taux d’albumine/créatinine redevenir normal. Je vivais avec une maladie rénale et savais qu’à tout moment, je pourrais rechuter. J’ai donc décidé de passer du temps avec les anciens de ma communauté. J’ai également consulté un guérisseur autochtone qui m’a donné quelques remèdes ancestraux. Ma famille m’a donné beaucoup de soutien, et mes deux sœurs infirmières m’ont aidé à comprendre le jargon médical. Pendant ce temps, j’ai réussi à garder une attitude positive et j’ai tout fait pour me remettre.

Lorsqu’on m’a invité à assister à l’atelier Can-SOLVE CKD en juin 2015, j’étais honorée de faire partie de cette initiative. Cette initiative a la capacité d’aider les personnes combattant des maladies rénales chroniques (MRC) en créant des tests et en optimisant les traitements et soins qui sont axés sur le patient pour améliorer les résultats et la qualité de vie du patient et de sa famille. Le programme de recherche identifie et soutient également ceux qui sont les plus susceptibles d’attraper une MRC comme les autochtones.

Le plus intéressant dans mon chemin sur la guérison a été de prendre part à une aventure qui va changer la culture et la manière dont nous traitons les personnes atteintes d’une MRC. J’ai l’occasion de redonner à ma communauté et à ceux qui m’ont aidé à combattre cette maladie. Je pense que les projets de recherche du réseau Can-SOLVE CKD peuvent transformer les maladies rénales chroniques en faisant participer les patients et leurs aidants dans le processus. La réunion de juin était une indication claire de la façon dont nous, les différents collaborateurs du réseau, partenaires, intervenants et patients, pouvons travailler ensemble pour améliorer la santé rénale de tous les Canadiens.